L’état actuel du capitalisme dans le monde

Graffiti anti-capitaliste

Vous avez sans doutes remarqué que la situation économique mondiale est actuellement désastreuse, sinon je me demande bien ce que vous faites sur mon blog … Le capitalisme qui date de la fin du féodalisme et qui en a d’ailleurs conservé quelques caractéristiques, est passé par de nombreuses crises, dépressions ou « récessions ». Il s’en est toujours remit jusqu’à présent car il était dans sa longue période ascendante vers son apogée qu’on a appelé les Trente Glorieuses mais il est maintenant dans sa longue période descendante. Le célèbre Krach de 1929 et la Grande Dépression qu’il causa ne prit fin qu’au début de la Deuxième Guerre mondiale en 1939, 10 ans plus tard … Les raisons ayant provoqué la Crise de 2008 sont tout à fait semblables à celles qui a causé le Krach de 1929 …

Cet apogée eu lieu au cours des trente années suivant la Deuxième Guerre mondiale, spécifiquement de 1945 à 1973. Cette grande guerre impérialiste entre l’Angleterre et l’Allemagne pour le contrôle de l’économie mondiale – qui a heureusement pris fin grâce à l’intervention musclée des États-Unis et de l’URSS – a été un véritable tremplin pour le développement de la technologique et l’industrie. En particulier les transistors qui ont remplacé les volumineux tubes dans les équipements électroniques, sans lesquels par exemple: la conquête de l’espace, le développement de l’énergie nucléaire, l’informatique et l’automatisation des machines industrielles auraient été impossibles. Sans l’invention du transistor, vous ne pourriez pas lire mon blog car les ordinateurs personnels et le réseau internet n’existeraient pas encore.

Jusqu’à la fin de cet apogée de trente ans, les grandes puissances capitalistes ont toujours tiré profit du fait qu’ils pouvaient exploiter les richesses naturelles des pays les plus pauvres ainsi que leurs travailleurs sous-payés, grâce à la complicité de leurs dirigeants oligarques qu’ils soudoyaient grassement. On a qu’à penser aux mines de diamants, d’or et de charbon d’Afrique du sud, aux mines d’étain de Bolivie d’où vient presque tout le métal de nos boites de conserve, ainsi qu’à l’exploitation de certains pays producteurs de pétrole et gaz, de fruits tropicaux, de sucre et de tabac.

Depuis la fin des trente glorieuses, malgré tous leurs efforts pour le faire, les pays occidentaux exploitent beaucoup moins les pays pauvres car ces derniers ne se laissent plus faire. Ils ne sont plus les bienvenus en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid grâce à Nelson Mandela. Les pays Arabes également commencent sérieusement à repousser les impérialistes américains qui ont toujours profité très largement des retombées économiques de leur produit national principal, le pétrole. L’Iran est un de ceux là, depuis la chute du Shah Mohammad Reza Pahlavi en 1979 qui était à la solde des américains, ce pays exploite et gère son pétrole lui-même tout en étant à couteau tiré avec les États-Unis et son grand allié au Moyen-Orient, l’Israël.

Ce pétrole qu’on appelle « l’or noir » était le véritable enjeu de la guerre en Irak ainsi que celle en Afghanistan, où il y a de grands champs pétrolifères encore inexploités comme en Somalie, en Éthiopie et au Soudan. L’Afrique regorge de richesses naturelles souterraines. Dans le cas de l’Afghanistan, qui occupe une position géopolitique importante qui lui a valu de se faire envahir par les russes et ensuite par les américains aidés par leurs alliés internationaux. De grandes compagnies pétrolières se proposaient d’y faire passer un long pipeline pour transporter le gaz et le pétrole de la région de la mer Caspienne vers le marché émergeant du Pakistan et  la mer d’Oman pour être ensuite transporté par bateaux vers les grands marchés consommateurs qui commencent à manquer sérieusement de pétrole.

Ce qui a vraiment mis fin à ces belles années du capitalisme, c’est l’émergence des pays surpeuplés autrefois dans la misère. Je parle bien sûr de la Chine, mais aussi du Pakistan, de l’Inde et du Mexique qui sont sur le point de devenir également de grandes puissances. La Russie aussi depuis la fin de son régime communiste est devenu un grand joueur sur le marché Européen grâce à ses immenses réserves de pétrole et de gaz.

La Chine depuis l’ouverture au capitalisme en 1982 de sa partie communiste – la République Populaire de Chine – et le formidable boom économique suite à la restitution de Hong Kong en 1997 à sa partie capitaliste – la République de Chine sur l’île de Taïwan – est devenue une très grande exportatrice de biens de consommation courants et la deuxième puissance mondiale. Elle exporte principalement des appareils électroniques à obsolescence planifiée, des vêtements et divers articles ménager à très bas prix,  grâce à sa main-d’oeuvre à bon marché, faisant ainsi une nouvelle concurrence jugée déloyale aux entreprises manufacturières occidentales. Le déficit de la balance commercial de la Chine avec les autres pays ne cesse de s’agrandir et la Banque de Chine est vite devenue un des principaux créanciers au monde.

La mondialisation des marchés

Une oeuvre majeure de Vladimir Lénine

Devant cet émergence des pays dit « en voie de développement », ces nouveaux venus sur l’arène économique mondiale, les marchés capitalistes occidentaux n’ont pu que s’incliner et essayer de s’adapter tant bien que mal à cette nouvelle réalité que certains de leurs dirigeants appellent « le nouvel ordre mondial ».

Ceux-ci espèrent désespérément pouvoir profiter de ces nouveaux et immenses marchés potentiels grâce à la mondialisation mais les faits démontrent que c’est tout à fait le contraire qui se produit …

Déjà dans plusieurs de ses oeuvres dès 1844, Karl Marx parlait des effets néfastes de la mondialisation des marchés, celle-ci existe donc depuis très longtemps. Dans les théories développé par lui et ses successeurs, tout est marchandise dans le système capitaliste et est donc soumis à l’impitoyable loi de l’offre et la demande. Les riches bourgeois capitalistes ont depuis toujours accumulé leur fortune grâce aux profits qu’ils font en produisant ou achetant les marchandises qu’il revendent, soit à d’autres capitalistes comme eux ou aux consommateurs se trouvant au bout de la chaîne de circulation des marchandises.

Dans le monde capitaliste, le travail aussi est une marchandise comme les autres, par l’intermédiaire des travailleurs salariés que les entrepreneurs en tout genre emploient. La propriété privée des terrains, édifices et de tous les moyens de production est également une marchandise. Même l’argent qui est aujourd’hui scripturale et non plus basé sur des réserves d’or comme à l’époque de Karl Marx est une marchandise. Lorsqu’on en possède beaucoup, on peux la placer par l’intermédiaire d’institutions financières afin qu’elle nous rapporte des intérêts qui sont le profit sur cette marchandise tout en devenant conséquemment leurs complices. Les compagnies d’assurances et les grandes banques ont d’ailleurs accumulé avec le temps d’immenses fortunes grâce au commerce de l’argent et à l’usure qu’ils pratiquent en la prêtant aux consommateurs, entreprises et pays en retour de juteux revenus en intérêts, les tenant tous ainsi entre leurs griffes acérées.

L’effet le plus néfaste de la mondialisation pour les populations occidentales est sans contredit le commerce du travail en tant que marchandise, le marché mondial de l’emploi … Il fut un temps où chaque pays produisait presque toutes les marchandises dont sa population avait besoin pour vivre, de la nourriture aux produits de luxe en passant par tous les produits de consommation courante, les meubles, les vêtements, les articles ménagers, les matériaux de construction pour construire leurs maisons, édifices et infrastructures publiques, les services et tout le reste.

Avec le temps et la mondialisation, les marchands de toutes acabits importent de plus en plus des autres pays toutes les marchandises dont ils ont besoin pour leur commerce si c’est plus payant pour eux. Comme le travail fait partie de ces marchandises et que les salaires dans les pays en voie de développement sont infiniment plus bas que ceux de l’ensemble des pays occidentaux, même en Chine contrairement à ce que certains capitalistes ou ignorants affirment, ils n’hésitent pas un instant à faire appel à la main-d’oeuvre étrangère à bon marché plutôt qu’à celle de leur propre pays qui se retrouve au chômage ou sont forcé d’accepter de constantes baisses de revenus.

La disparition progressive de la classe moyenne

Le servage dans la période tsariste de la Russie

Depuis longtemps, on dit que la classe moyenne est appelée à disparaître et c’est exactement ce qui se passe présentement sous nos yeux sans que la majorité des occidentaux ne s’en rendent vraiment compte, parce qu’ils ne sont pas encore touché personnellement  Pourtant, depuis des années, les fermetures de nos entreprises prospères il n’y a pas si longtemps se succèdent à un rythme effarant. Notre production manufacturière est en train de disparaître complètement au profit des capitalistes des pays émergents qui exploitent leurs propres travailleurs sans aucune retenue ni morale.

Il ne restera pratiquement plus bientôt que de l’emploi dans nos magasins, dans les entreprises de services non importables et dans l’exploitation de nos richesses naturelles et énergétiques, de même que dans la fonction publique pour la gestion de nos États capitalistes. Nous n’aurons plus que ces richesses naturelles à exporter et sous la forme la plus primitive que possible car leur transformation en produits semi-finis et finis se fera entièrement ailleurs, par la main-d’oeuvre sous-payée des pays émergents importateurs. Le rêve américain est bel et bien terminé et est sur le point de devenir un véritable cauchemar pour la classe moyenne de tous les pays, y compris ceux en voie de développement.

Les bien-pensants capitalistes dans leur incessante propagande anti-communiste disent depuis longtemps que le communisme ne fait « qu’égaliser la pauvreté ». Il s’avère maintenant de toute évidence que c’est exactement ce que le capitalisme est en train de faire au niveau mondial, « égaliser la pauvreté » … C’est ce en quoi consiste ce nouvel ordre mondial, que tous les travailleurs du monde deviennent les esclaves des plus riches, payés au minimum vital, ce qui inclus les petits et moyens entrepreneurs, les fonctionnaires et les professionnels salariés. Ces riches et puissants savent très bien ce qui est en train de se passer dans le monde mais eux, ils ne veulent pas perdre la moindre parcelle de leurs immenses fortunes souvent accumulées depuis plus d’un siècle, et ils nous mentent et manipulent effrontément pour nous en faire porter tout le poids.

Le cercle vicieux de la décroissance

Le système capitaliste est basé sur la consommation exponentielle des masses populaires, tel une gigantesque pyramide de Ponzi, c’est mathématiquement impossible car la mondialisation et le comportement des bourgeois appauvri sans cesse la classe moyenne, ils en sont même rendu à accuser les plus pauvres de tous les maux de la terre alors que ce sont eux seuls qui en sont les responsables car ce sont eux qui gèrent tout.

Afin de ne rien perdre de leurs gras revenus, gagnés en exploitant hypocritement les moins nantis, ils en sont maintenant venu à couper dans les filets sociaux acquis de la population, comme l’assurance-chômage, l’aide sociale, les soins médicaux et même dans les pensions de vieillesse qu’ils repoussent toujours plus loin alors qu’il y a de plus en plus de chômage et d’emplois précaires payés au minimum que nos lois le permettent.

Dans ces conditions, toute la masse ouvrière mondiale s’appauvrie et s’endette constamment, au nom de la libre concurrence et de la mondialisation si chère à nos capitalistes. Il est alors bien évident que cette masse consomme de moins en moins et non de plus en plus comme le système capitaliste le prévoyait jusqu’à la fin de son apogée qui est maintenant une chose du passé. Le système capitalisme est devenu comme un serpent vorace se bouffant lui-même par la queue tout en s’auto-digérant, ça va bien mal se terminer …

Le grand problème mondial actuel n’est pas le manque d’argent, de capital accumulé par les plus riches au fil des ans, les grandes banques regorgent d’argent qui ne sert plus à rien. C’est que le capitalisme a atteint une autre phase historique de surproduction, les consommateurs pressés comme des citrons n’ont plus les moyens de consommer toute la marchandise produite et ne peuvent plus par conséquent « faire rouler l’économie »… Le résultat le plus palpable de cette décroissance inévitable est la grande crise économique de 2008 et sa longue dépression qui ne fait que commencer.

Jamais une crise de cette envergure n’avait encore frappé le monde car ayant débuté aux États-Unis, elle a très vite gangrené le monde entier, l’Europe à été touchée la première, le Canada où j’habite commence à en ressentir très sérieusement les effets et ce sera bientôt le tour de l’Asie d’en subir les conséquences. Car les consommateurs occidentaux qui ne peuvent plus consommer leurs propres produits ne pourront plus également consommer les produits importés des pays émergents comme la Chine ou le Mexique. Et les travailleurs sous-payés de ces pays n’ont même pas encore les moyens de consommer les produits qu’ils fabriquent eux-même dans leur propre pays qui sont en grande partie destinés à l’exportation vers les pays dit « riches ». Seule une petite partie des travailleurs de ces pays profitent vraiment de leur boom économique mais ce ne sera pas pour très longtemps.

Au Canada, pays de l’hypocrisie bourgeoise par excellence, nos gouvernements et nos médias de droite ont essayé de nous faire croire que nous n’étions pas touché par cette grande crise mondiale et sa récession qui n’en fini plus, dans le but évident de ne pas décourager les consommateurs et les inciter à continuer à consommer sans se soucier de leur avenir et surtout de celui de leurs descendants qui seront endettés pour l’éternité. Mais ils peuvent de moins en moins nous cacher la vérité qui devient de plus en plus évidente année après année.

Ils ont « sauvé » nos grandes banques en y injectant des dizaines de milliards – à même les impôts et taxes payés par les contribuables – afin que notre économie ne s’écroule pas comme dans les plus pauvres pays d’Europe. Ils maintiennent depuis 2008 les taux d’intérêts sur les emprunts à un niveau qui n’a jamais été si bas dans l’histoire pour inciter les canadiens à toujours s’endetter plus pour consommer toujours d’avantage, tout en endettant le pays au complet. On est vraiment nous aussi dans de bien sales draps …

Pourtant, cette catastrophe planétaire aurait pu être évitée, l’économie de chaque pays est très fragile, la moindre instabilité peut vite tout bousiller, c’est ce qui s’est produit à cause de la mondialisation. Il est évident que le protectionnisme qui est son contraire pourrait contribuer à ralentir le processus de décroissance du capitalisme mais le comportement stupide des bourgeois qui croient encore aveuglément au capitalisme et sa mondialisation l’accélère. Car ces bourgeois n’ont plus aucune conscience patriotique et ne pensent qu’à leur petite personne sans se soucier le moindrement des problèmes du monde qui les entoure.

Les quatre issues possibles

La première est que nos bourgeois capitalistes comprennent enfin que la mondialisation est néfaste pour tous les pays et se tournent vers le protectionnisme  Qu’ils fassent en sorte que nous devenions socialistes au point de rendre le capitalisme humain et juste pour tous sans exceptions. Que la pauvreté dans les pays occidentaux soit entièrement éradiquée et que de l’emploi soit créé pour tous grâce au partage équitable des richesses et des tâches à effectuer. Les pays en voie de développement ainsi que les plus pauvres n’auraient qu’à suivre notre exemple avec notre aide désintéressée. Ce serait possible mais la mentalité tordue de la droite capitaliste est tellement ancrée profondément dans leur esprit qu’ils pourront jamais changer.

La deuxième est celle que préparent hypocritement nos gouvernements occidentaux, la troisième grande guerre impérialiste pour tuer le maximum de gens possible et tout détruire afin de tout reconstruire à neuf pour relancer le capitalisme, tel un plan Marshall
à l’échelle planétaire. Mais une telle guerre n’aurait rien de comparable avec les précédentes et risquerait fort de détruire l’humanité entière.

La troisième est le statu quo, ne rien faire et laisser les riches et puissants faire disparaître la classe moyenne en réduisant les travailleurs dont ils ont besoin pour les servir quasiment à l’état de serfs, forçant le reste de la population mondiale à crever dans la misère la plus totale, le malthusianisme à l’état pur. Ce serait le retour au moyen-âge et le chaos, de terribles guerres civiles et révoltes désordonnées auraient lieu partout dans le monde, c’est d’ailleurs déjà commencé dans certains pays arabes comme la Syrie.

La quatrième est la grande révolution communiste mondiale pour l’anéantissement définitif du capitalisme et c’est le but de la Cinquième Internationale. Mais ce n’est aucunement un communisme tel que celui des pays anciennement ou encore communistes qu’on vous propose mais un communisme libre et pleinement démocratique dans lequel ce sont tous les travailleurs qui décideront collectivement de la société dans laquelle ils veulent vivre et non un dictateur aux méthodes très discutables qui décidera à leur place. Un système sans classes sociales dans lequel tous les humains seront traités également et pourront vivre heureux, en santé et confortablement sans manquer de quoi que ce soit. C’était un des buts premiers de Karl Marx, Lénine et Trotsky mais jamais un pays communiste n’a encore respecté cette condition primordiale, volontairement ou pas …

C’est l’idée de ce nouveau communisme que je tenterai de développer sur blog. Par mes idées personnelles, celles de la Ligue pour la Cinquième Internationale et aussi les vôtres si vous participez aux discussions à ce sujet sur les forums dont vous trouverez les liens dans la page « Contact ». Tous ensemble nous pouvons y arriver, joignez nos rangs et impliquez-vous à votre façon.

À vous de choisir votre avenir et celui de vos descendants …

Alain Poitras – Activiste néocommuniste

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À propos de Alain Poitras

Pour un Communisme Libre et Démocratique, visitez mon blog : https://alainpoitras.wordpress.com/
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